Développement et renforcement des capacités de gestion des risques liés au transport terrestre de substances chimiques et biologiques en Afrique du Nord et dans la région du Sahel

Développement et renforcement des capacités de gestion des risques liés au transport terrestre de substances chimiques et biologiques en Afrique du Nord et dans la région du Sahel

Du 7 au 11 mars dernier, SecTransNAS a organisé un atelier régional sur le Transport des Marchandises Dangereuses (TMD) comprenant différents volets. Cet atelier avait aussi pour but de stimuler une vision régionale des notions déjà développées dans le cadre du projet.

La présence de tous les représentants des institutions clés de ce projet, en l’occurrence, la responsable du projet des Centres d’Excellence de l’Union Européenne, Mme Anne-Sophie LEQUARRE, la coordinatrice de la région Afrique du Nord & Sahel, Mme Julie BUSH, et le conseiller technique sur site. M. Nicolas JAL, témoigne de l’importance accordée à ces activités.  Ce fut également l’occasion de faire la connaissance du nouveau Directeur du Bureau de la Région Nord Afrique et Sahel (NAS), M. Larbi LEBBAZ. Chacun a adressé quelques mots aux experts et participants de cet atelier.

En effet, cet atelier régional représentait l’aboutissement de trois années d’activités diverses autour de la question du TMD. Chaque pays ayant déjà bénéficié d’actions similaires, nationales, adaptées à sa réalité particulière. Cette fois-ci, c’était l’occasion de prendre en compte la dimension régionale à l’origine du projet et qui lui donne tout son sens.

Pendant toute une semaine, il a été question de procédures de mise en place d’un cadre juridique régional minimal relatif au transport des matières biologiques et chimiques et des étapes à suivre en vue d’une pleine intégration dans la réglementation internationale. Les participants ont également discuté de directives relatives aux protocoles de sécurité et de sûreté opérationnels, des technologies et équipements disponibles lors de la gestion d’accidents liés au transport des marchandises dangereuses et de la sensibilisation des professionnels et de la population. Enfin, on a abordé la question d’exercice de terrain, mettant en jeu des substances chimiques particulières et des victimes potentielles.

Les représentants des pays sont intervenus sur toutes ces questions en partageant leurs expériences et connaissances avec enthousiasme et la volonté de collaborer dans tous les domaines relatifs au TMD. Ces échanges ont mis évidence la détermination des pays à renforcer les réglementations nationales mais aussi à harmoniser ces règlements avec ceux des autres pays de la région.

Il faut reconnaitre que la région de l’Afrique du Nord & du Sahel n’est pas homogène au niveau du transport des marchandises dangereuses avec deux espaces réglementaires et des pratiques assez différentiées. D’un côté, l’Afrique du Nord où deux pays sont signataires de l’ADR et un troisième qui aspire à l’être dans un avenir proche puis, de l’autre, les pays du Sahel qui sont résolument engagés à mettre en place les bonnes pratiques de sûreté et de sécurité qui les mènera à la conformité totale avec les réglementations internationales mais dans un futur probablement plus lointain.

Le projet tire à sa fin mais les idées échangées lors de cet atelier donnent de bonnes raisons d’être optimiste quant à l’atténuation des risques et dangers liés au transport des matières dangereuses dans la région.

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Contexte :

L’initiative des Centres d’Excellence pour la réduction des risques chimiques, biologiques, radiologiques, et nucléaires (NRBC) a été lancée par l’Union européenne (UE) en 2010. Elle a pour objectif la prévention, la préparation et la gestion d’après-crise aux incidents NRBC. Ceux-ci peuvent être de nature criminelle (trafic, vol, prolifération, sabotage), accidentelle (catastrophes industrielles, traitement des déchets) ou naturelle (pandémies, etc.). Cette action a pour but de promouvoir la coopération politique et opérationnelle aux niveaux national, régional et international.

Financée par l’UE avec un budget de 250 millions d’euros pour la période 2010-2020, cette action est mise en œuvre à travers son Centre Commun de Recherche et l’Institut interrégional de recherche des Nations-Unies sur la criminalité et la justice (UNICRI). Elle développe un réseau présent dans plus de 62 pays partenaires à travers le monde, regroupés au sein de huit bureaux régionaux pour : la Façade Atlantique Africaine, l’Afrique Centrale et Orientale, l’Afrique du Nord, l’Europe du Sud-Est, le Moyen-Orient, les Pays du Conseil de Coopération du Golfe, l’Asie du Sud-Est, et l’Asie Centrale. Ces bureaux hébergés dans un pays de chaque région assurent la coordination régionale de l’initiative, promeuvent la coordination politique et opérationnelle entre les pays participants, et facilitent l’échange de bonnes pratiques par la mise en place d’un réseau d’expertise.

Les pays participants désignent un point focal national chargé de coordonner une équipe nationale composée de représentants de toutes les autorités concernées. Par le biais de cette équipe, chaque pays s’engage à réaliser une évaluation des besoins, élaborer un plan d’action national, ainsi qu’à identifier et mettre en œuvre des projets régionaux.

La valeur ajoutée de cette Initiative de l’UE par rapport à d’autres démarches est à la fois de promouvoir une vision holistique des risques et menaces NRBC qui sont trop souvent abordés séparément malgré de nombreux aspects en commun et de mettre à disposition des participants un réseau international d’autorités et d’experts qui se réunit régulièrement.

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L’initiative CdE NRBC UE est financée par l’Union européenne par l’intermédiaire de l’Instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale » (IVCDCI) — « L’EUROPE DANS LE MONDE», et mise en œuvre en coopération avec l’Institut interrégional de recherche des Nations unies sur la criminalité et la justice (UNICRI). L’initiative est mise en place avec le soutien technique d’organisations internationales et régionales compétentes ainsi que les pays membres de l’UE et autres parties prenantes concernées au moyen d’une approche cohérente pour promouvoir une coopération efficiente et efficace aux niveaux national, régional et international. L’initiative compte soixante et deux pays dans huit régions du monde et est le plus grand programme de sécurité civile extérieure de l’UE.

Pour plus d’informations :

– Le site du projet : https://www.sectrans-nas.eu/

– Site web des Centres d’Excellences NRBC : http://www.cbrn-coe.eu

– l’Instrument contribuant à la stabilité et à la paix (IcSP) « l’Europe dans le monde, instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale » (IVCDCI) — «L’EUROPE DANS LE MONDE» : https://ec.europa.eu/international-partnerships/system/files/factsheet-global-europe-ndici-june-2021_fr.pdf

 

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